Avant les enfants, avant l’amour, il y avait lui
Personne ne vous prévient à quel point la vie d’un chien file vite.
Un matin, vous vous réveillez et son museau est devenu argenté, ses yeux un peu voilés. Vous l’appelez deux fois, puis trois, et il penche la tête comme avant—simplement plus doucement.
On dit de ne pas cligner des yeux quand on a des enfants, de peur de tout rater.
Mais qu’en est-il du chien qui était là avant les enfants, avant le grand amour, avant même que vous sachiez qui vous étiez ? Personne ne vous dit de compter ces minutes-là, de le serrer plus fort.
Alors chérissez votre chien.
Celui qui est resté à chaque chagrin, qui vous a suivi de clé en clé, d’adresse en adresse. Celui qui dort collé à vos genoux et empêche la maison de paraître vide. Chérissez-le, car un jour vous partirez en promenade et c’est lui qui se fatiguera le premier. Et dans ce silence, vous comprendrez combien d’années il a marché à vos côtés—et la chance que vous avez eue pour chacun de ces pas.

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